2 entrées ce jour-là
Ouverture du journal J'ai promis des lettres. Il y aura aussi ceci : un journal, tenu au café, en face de l'agence. Chaque jour ou presque, une mécanique observée chez…

J'ai promis des lettres. Il y aura aussi ceci : un journal, tenu au café, en face de l'agence. Chaque jour ou presque, une mécanique observée chez moi, en Vélonie, notée avant qu'elle refroidisse.

La règle ne change pas : je ne donne pas mon avis, je décris la façon de faire. Les opinions, mon pays en déborde. Ce qui manque, ce sont les notices.

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La place qui change de nom À Arèse, on a rebaptisé une place. L'écrivain qui la nommait depuis un siècle avait des idées dont plus personne ne veut ; la figure qui la nomme…

À Arèse, on a rebaptisé une place. L'écrivain qui la nommait depuis un siècle avait des idées dont plus personne ne veut ; la figure qui la nomme désormais fait l'unanimité. Je ne discute ni l'un ni l'autre : je note la mécanique.

Renommer une place coûte deux plaques et un discours. C'est le geste politique au meilleur rendement du marché : zéro budget, une journée de couverture, et l'adversaire piégé d'avance, car s'opposer à la plaque revient à défendre ce qu'elle remplace. Personne ne gagne un logement, un lit d'hôpital ou une place de crèche dans l'opération ; mais chacun sait désormais dans quel camp se range la mairie, et c'était l'objet de la dépense.

Les plaques disent rarement quelque chose du passé. Elles disent toujours quelque chose du présent.

Les mécaniques de cette entrée

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Les lettres d'Halvern

Le journal note chaque jour ou presque ; les lettres racontent. Le 1er et le 3e jeudi du mois, gratuit, sans algorithme.