Qui est Lucas Marens ?

Ce que je peux en dire.

J'ai été journaliste en Vélonie. Pigiste, plus exactement : le genre qu'on ne cite pas, dont le meilleur article a été amputé des deux tiers avant publication. Puis un homme puissant m'a confié son livre à écrire, j'ai tout vérifié, tout tenait, et c'était précisément le problème. Cette histoire-là est racontée ailleurs.

Il m'a fallu une histoire personnelle pour comprendre que je regardais les joueurs et jamais le jeu.

Je vis désormais à Halvern, de l'autre côté de la frontière, dans un pays où les lampadaires fonctionnent tous. En face de chez moi, une agence aide ceux qui arrivent de Vélonie avec un sac et des questions. Chacun apporte une histoire. Je les note.

Jour après jour, je reconstitue les mécaniques de mon pays : comment on fabrique un consentement, comment on teste une mesure sans la signer, comment on enterre une affaire sous une plus petite. Le journal note ; les lettres racontent.

Le contrat

Un journal tenu presque chaque jour, et des lettres quand la Vélonie l'exige. Je ne vous expliquerai rien pendant le récit : vous verrez la mécanique travailler. À la fin, le carnet : son nom, son fonctionnement, les signes qui la trahissent. Pas de morale. Pas de camp. Pas de prêt-à-penser : je tiens la lampe, le chemin est à vous.

La Vélonie n'existe pas. Ses méthodes, si. Vous les reconnaîtrez.

Les lettres

Le journal note chaque jour ou presque ; les lettres racontent, quand la Vélonie l'exige. Gratuit, directement dans votre boîte mail.